le vent souffle dans mes branches et Tu n'es pas sans savoir que les mots me fuient, que je me souviens du temps maudit que j'ai laissé s'égarer au gré dans le noir et celui que je passe à vendre mes âmes au diable. je sais compter jusqu'à cent et plus s'il le faut, pendant que tu te caches. moi il me manque le courage de me dévétir de peur qu'on me recouvre de faux samblants. je me suis trompé sur moi mais j'aurais du me douter que les autres aussi. on en est tous là à ne plus pouvoir faire machine arriere et à se perdre dans le trafic. la pluie, nous ramène dos à dos au centre de nos vie et le bleu est un joli rouge au bout du compte, ce soir.